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Vous
avez étés nombreux, tout au long de ces derniers mois,
à répondre à notre enquête sur vos pratiques de
l’approvisionnement. Près de 400 !
Nous
vous en livrons ici quelques grandes lignes.
Quels
sont vos objectifs et priorités ?
De
manière globale, les entreprises ont comme objectifs
prioritaires
-
d’augmenter
la profitabilité de l’entreprise
-
d’améliorer
la qualité de service
-
de
réduire les coûts
-
d’augmenter
le chiffre d’affaires
En
effet, on voit bien que en ces périodes de tensions sur
les prix, le regard se porte de plus en plus sur
l’optimisation de la chaîne logistique, où
l’approvisionnement est le premier acteur. La priorité
données à votre action, qui est à 83% totalement
autonome, est la réduction du coût global. Ce point est
d’ailleurs très encourageant. Il indique, par la forte
proportion de répondants, qu’il supplante très
nettement la notion de prix seul. En tout cas chez les
approvisionneurs, plus sensibles aux coûts indirects,
sans doute, que les acheteurs.
L’effectif
moyen constaté est de 3.5 personnes par site, dont 1.2
personnes sont dédiées au suivi et à l’évaluation
continue (hors personnel qualité). D’ailleurs, sur ce
point, on dénote une sensibilité accrue ces dernières
années, des moyens développés, et surtout des résultats
notables. Près de 30% on vu le délai réduit, par leur
action, 50% plutôt stable et seulement 20 augmenter. Le délai
moyen d’approvisionnement est d’une semaine, mais cela
n’a aucune espèce de signification ! Il s’agit
simplement d’un indice, qu’il serait intéressant de
confronter, secteur d’activité par secteur d’activité.
Votre
mission se complexifie ces dernières années, notamment
par l’introduction de plus en plus massive de
fournisseurs asiatiques. Ceci dit, les tendances extrêmes
d’il y a un ou deux ans sont aujourd’hui modérées.
Nous
aborderons sous peu des sujets issus directement de
l’analyse de cette enquête. Nous pensons ainsi
satisfaire vos attentes et être les plus pertinents
possibles.
LES
METIERS DE L'APPROVISIONNEMENT
Il
est révolu le temps où la partie noble de la fonction
acquisition était exercée par les "acheteurs",
servis dans leurs actions par les
"approvisionneurs" cantonnés à un rôle de
simples exécutants. Aujourd'hui, grâce aux outils de
communication et au développement des outils de gestion
de la supply chain l'approvisionneur réalise de plus en
plus d'actes d'achats.
(lire
la suite)
UN
CAS CONCRET DE GAINS AUX APPROS
Le
cas décrit ci-après est un cas réel, légèrement
simplifié pour les besoins de la démonstration, mais il
y aura au moins l’un d’entre vous qui devrait reconnaître
le contexte. En tous les cas, il y a prescription (les
données datent de plus de 10 ans), mais la méthodologie
reste pertinente.
Situation
initiale :
-
Achat
d’emballages en carton ondulé, découpés avec ou
sans formes.
-
5
fournisseurs pour près de 200 références actives.
-
Approvisionnement
selon les besoins exprimés par le système de GPAO,
avec une visibilité à S+6
-
Quantités
fixées pour S+1 et S+2, prévisionnelles au-delà.
-
Pour
des raisons de place (nombre d’emplacements de
stockage limités) il est convenu de limiter au
maximum l’engagement du magasin, avec une livraison
hebdomadaire (voir bi-hebdo pour le plus gros
fournisseur)
-
95%
des références bénéficiaient d’un tarif
quantitatif dégressif
-
80%
des références avaient au moins deux sources
possibles (onduleur et/ou transformateur- pour connaître
les subtilités de ces catégories… suivez
notre université d’été !) (lire
la suite)
L'IMPACT
DU TRANSPORT DE FRET SUR L'ENVIRONEMENT
La
moitié des marchandises voyage par la route, en Europe. Nous croisons
tous les camions lors de nos déplacements. Ils sont bruyants, abîment
les infrastructures, encombrent nos routes, et polluent. Leurs émanations
de particules et de CO² génèrent de nombreuses maladies respiratoires
et contribuent au réchauffement de la planète ! Je rassure les
transporteurs routier, et les chauffeurs poids lourds, je n’ai rien
contre eux, et les véhicules particuliers sont proportionnellement plus
polluants (notamment les 4x4). Ceci dit, notre propos concerne notre
mission d’approvisionnement de l’outil de production.
En
1993, une étudiante allemande a étudié le nombre de kilomètres
parcourus par les différents ingrédients entrant dans la composition
et le prix de vente final d’un pot de yaourt. Elle est partie d’un
pot de yaourt aux fraises vendu à Stuttgart. Le verre a été fabriqué
en Bavière à partir de tessons récupérés, de sable, de chaux, de
zinc provenant de diverses régions d’Allemagne. Pour réunir les différents
ingrédients, cela représente 546 km de transports. Pour emmener le pot
fini à la coopérative de Stuttgart, il faut encore ajouter 260 km. Le
lait a été récolté dans 5930 fermes à une distance moyenne de 36
km. Les fraises viennent de Pologne et ont parcouru 1246 km. Le sucre
vient d’une raffinerie de betteraves située à 72 km. Les betteraves
ont, elles, été récoltées à une distance moyenne de 35 km de la
raffinerie. Les bactéries pour faire fermenter le lait viennent d’une
usine au Nord de l’Allemagne à 917 km.(lire
la suite)
Petit
glossaire des unités énergétiques
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