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Prochain rendez-vous des Petits-Déjeuners d'inotti.com :

Le 4 septembre 2004 à Haguenau

Numéro 07 - septembre 2004
Création d'association: rejoignez les deux ciels   EDITO


C'est la rentrée !

Avec son lot de surprises... 

 

Association regroupant des professionnels de l'achat, désireux de faire bouger les choses, même si cela ne représente qu'une goutte dans le désert, "les deux ciels" a pour double vocation de former le consommateur final des pays développés à mieux consommer et les acteurs du commerce international dans les pays émergents aux bonnes pratiques en matière de négociation, d'environnement et d'éthique. 

Si vous avez envie de contribuer ou, tout simplement de soutenir l'action "des deux ciels", faites vous connaître. Nous vous informerons d'ici peu de la création officielle de l'association, de ses statuts et des modalités d'adhésion.

 

Presque deux mois d’interruption, qui pour nous sont passés encore beaucoup trop vite !
Et voici que se profile la rentrée des classes, et celle des newsletters.
Deux mois bien remplis puisque nous avons profité de ce calme relatif pour refondre l’ensemble de nos communautés, et démarrer cette nouvelle année avec un objectif : faciliter en permanence votre recherche et votre travail au cœur de l’information sur les achats. C’est notre raison d’exister : vous informer, le plus objectivement possible, chaque jour, sur les actualités et les tendances de ce domaine qui vous intéresse.
Chaque jour ? Oui… mais rassurez-vous, la newsletter ne devient pas quotidienne ! (heureusement pour moi...)
En revanche, sur notre nouvel espace Mangouste, qui sera inauguré prochaînement, c’est chaque jour que l’actualité attendra votre visite. Opinions, témoignages, actualités, communiqués, revue de presse, newsletter… tout ce que vous avez besoin de savoir sur les achats doit y être. Et si une information vous semble manquer, n’hésitez pas à nous le signaler.
Dans l’esprit de notre réseau, chaque article  pourra être commenté, complété, toujours dans cet esprit de partage d’expérience.
Alors guettez le prochain numéro de Com'inotti suite pour découvrir les nouveautés du réseau Mangouste, et comme toujours, faites-nous part de vos commentaires.
Un peu d’indulgence pour terminer, la reprise de l’ensemble des fonctionnalités et routines de navigation n’est pas encore achevée. Mais d’ici quelques semaines, vous trouverez des services en ligne qui vous aideront à faire face à toutes vos décisions d'achat.

Bonne lecture et à dans 15 jours.

 

 

  LA THEMATIQUE DU MOIS

L'acheteur et l'entreprise face au développement durable  

Les opinions publiques, et donc les consommateurs, prennent de plus en plus conscience de l'impact négatif de l'activité humaine sur la planète. L'environnement devient un enjeu de survie pour l'espèce et les entreprises sont bien obligées d'en tenir compte. De nouvelles contraintes sont donc introduites dans les politiques globales, et par conséquent dans les politiques d'achat.

L'acheteur doit donc, tout en maintenant les niveaux de prix, de qualité et de service, introduire la notion de développement durable dans ses équations. Mais qu'est ce que signifie tout cela et surtout, comment en tirer profit, plutôt que de subir ?

Politique d’achat ENVIRONNEMENTALE

Appliquer une politique d’achat conforme au développement durable, c’est tenir compte non seulement de la qualité et du prix des matières premières, équipements et produits que vous achetez, mais aussi des aspects écologiques, éthiques et sociaux de leur production. C'est aussi s'inquiéter de la manière dont gèrent ces aspects vos sous-traitants ou prestataires de services. 

Tout comme les consommateurs avertis le feront avec vos propres produits. 

Pour guider votre démarche, il existe un certain nombre de labels «verts» très utiles, mais pas encore disponibles en France.

Retrouvez dans l'article ci-après un petit test et plein de conseils pour adopter un comportement conforme au développement durable...

 

Développement durable

Développement durable... c'est quoi au juste ? Définition et origine ici. 

Contactez-nous
Si vous avez des commentaires, des questions ou des suggestions concernant cette lettre d'information ou les autres pubications  n'hésithez pas à nous envoyer un courrier électronique.  

Une entreprise sans vision sociale ou environnementale ne peut donner de sens à son action

Propos d'Elisabeth Laville, cofondatrice du cabinet de conseil en stratégie et en citoyenneté Utopies, au journal "la Tribune".

"La plupart des entreprises françaises ne savent pas assez qu’elles sont interdépendantes de leur environnement. Elles n’ont pas encore pris la mesure de la spirale vertueuse qui veut que, quand on fait du bien autour de soi, on se fait du bien. Une entreprise sans vision sociale à long terme est incapable de donner du sens à son action. Mais la sensibilité éthique progresse. Quand une entreprise décide d’engager une action, elle le fait généralement de deux manières, soit par du mécénat, soit en mobilisant les employés dans un projet commun de bénévolat visant à donner un sentiment de fierté aux salariés. Cela remet rarement en cause la manière de travailler dans son métier. Mais cela a un intérêt pragmatique. En effet, en acceptant de s’ouvrir, les entreprises sont incitées à rencontrer des collectivités, des associations. En retour, elles sont questionnées sur leurs pratiques et sur la cohérence de leur action par rapport à leur comportement. Celles qui recueillent les fruits de leur engagement sont surtout celles qui intègrent la démarche citoyenne au coeur de leur stratégie de développement. Par opposition au mécénat qui se pratique en marge de l’entreprise et souvent en dehors des salariés. Le problème des entreprises, ce n’est pas qu’elles portent la citoyenneté dans leurs statuts mais qu’elles la fassent évoluer dans les pratiques, les produits, le management. " (lire la suite de l'article)

La reverse logistics au sein de la distribution inversée.

La distribution inversée est un domaine émergeant au sein des sciences de gestion. Zikmund et Stanton (1971) ont été parmi les premiers chercheurs à avoir situé la problématique dans un cadre marketing-distribution. Ce domaine émergeant des sciences de gestion s’appelle «reverse distribution» dans les ouvrages anglophones; la littérature allemande propose les notions de «Retrodistribution» et de «Redistribution».

Cependant, l’emploi des adjectifs «inversée» et «reverse» peut causer confusion. En effet, l’inversion des flux n’implique pas forcément un retour des déchets valorisables au point de départ, que ce soit en terme d’institution, de branche ou de domaine origine d’application. Il y a plutôt une grande complexité des lieux potentiels de réintroduction (débouchés finaux) des objets valorisés dans un circuit économique. 

Comme les autres éléments du marketing-mix, une telle «politique» de distribution inversée sert à l’entreprise d’outil afin d’imposer ses stratégies. Elle se prête notamment à son positionnement stratégique dans le cadre de l’éco-marketing ou bien du marketing service après-vente. 

Les objets d’analyse de la distribution inversée sont constitués principalement des matières valorisables (ou bien «déchets valorisables») issus des processus de consommation. Il s’agit notamment des emballages, des vides, des systèmes de consignes, des produits hors d’usage (PHU) et de leurs composants ainsi que des appareils usagés. La distribution inversée «prépare» donc principalement une des filières de valorisation  (se situant plus en aval), plutôt que d’élimination, ce qui la place dans une mission environnementale. 

Par rapport à la distribution inversée, la reverse logistics  comprend une «gamme» plus vaste d’objets d’analyse et notamment les résidus issus des processus de production (matières résiduelles, eaux usées) ainsi que des objets en provenance des processus de distribution (par exemple: produits invendus, marchandises périmées).

Le développement durable c'est aussi penser au recyclage, au tri sélectif des déchets et à réaliser des économies de matière à la source, dès la conception.

Au delà des dogmes, l'entreprise peut y trouver son compte, et globalement, intégrer ces éléments dans sa performance globale.

Loin des idées préconçues, l'enlèvement des déchets (les gisements comme les nomment les sociétés spécialisées dans cette activité) peut ne pas coûter d'argent à l'entreprise, ce qui est déjà un gain en soi. Dans certain cas, cela peut même être profitable. Il s'agit des déchets valorisables, à lopposé des déchets ultimes, dont certains peuvent nuire gravement à la santé et à l'environnement.

Le cuivre, le laiton ou l'aluminium sont toujours valorisables. C'est arfois le cas pour le carton, en fonction de la demande chinoise (tien tien), très souvent pour l'acier. Comme on peut le voir dans le graphique ci-dessous, présentant les valeurs de reprise de ferrailles et tournure sur les 12 derniers mois, les fluctuation sont amples. 

Les freins au développement de cette pratique sont une certaine opacité des coûts et valorisations, et le caractère non-noble des matières traitées qui fait que l'acheteur, manquant toujours de temps, na va pas y consacrer le temps nécessaire. 

Afin d'y remédier, et de favoriser ainsi la pratique du tri-séléctif et la reverse logistics,  inotti.com va intégrer un certain nombre de déchets dans Les indices de son panel. Ils seront traités de la même façon que les indices de produits ou matières achetés. (pour accéder à la liste des déchets ou lire la suite de l'article, cliquez).  

 

NEGOCIER !

 

La dimension éthique de la concurrence

Alain BIENAYMÉ

Professeur à l'Université de Paris-Dauphine

 

La concurrence est tantôt célébrée pour ses qualités quasi-mécaniques par une théorie économique longtemps dominante, tantôt vilipendée par une multitude de détracteurs.

D'un côté en effet, la science économique a longtemps donné de la concurrence en général et de l'homo economicus qui est censé l'animer, une vision neutre, dénuée de toute considération morale ou éthique. Cette première approche longtemps exclusive de toute autre est dominée par l'individualisme méthodologique et l'usage hypertrophique du calcul rationnel. L'entreprise se dissimule entièrement derrière l'individu qui la dirige et cet individu est supposé rationnel jusqu'à la nausée). Il est censé ne poursuivre que ses intérêts propres et rester indifférent aux peines et aux satisfactions des autres, à l'exception des préférences des clients. La concurrence pure et parfaite décrit un modèle de société où par construction les individus n'entrent en relation en relation les uns avec les autres et ne coordonnent leurs activités que par l'intermédiaire des marchés où des accords n se nouent librement sur des quantités à livrer et des prix à payer. Ce modèle définit un état de marché idéal qui écarte toute manifestation d'un quelconque pouvoir de marché et toute possibilité que les offreurs exploitent malhonnêtement la faiblesse des demandeurs : le marché est transparent et les clients sont supposés être intellectuellement aussi bien armés que leurs partenaires pour tirer le meilleur parti possible des conditions du marché. Saint Thomas d'Aquin avait introduit au XIIIe siècle l'idée que la liberté du commerce et la libre concurrence qui en est le corollaire conditionnait la détermination du "juste prix" des marchandises "à l'exclusion de tout monopole et de toute coalition ". Mais par la suite cette ancienne notion perdit ses connotations éthiques. Elles'est laïcisée pour céder la place à une vision jugée plus "objective" de la vérité des prix et des coûts. Ainsi Augustin Cournot démontra-t-il le premier avec une rigueur toute mathématique ce qui n'était qu'une intuition chez ses prédécesseurs : à savoir que le grand nombre des offreurs et des demandeurs suffisait à aligner le prix sur un coût moyen minimum objectivement établi. Le bien commun, version politique de la notion d'optimum économique, semble dans le modèle de concurrence pure et parfaite qui commence à s'ébaucher comme dans la version primitive de la "main invisible", satisfait par un état des marchés défini de telle sorte qu'aucun pouvoir de quelque origine qu'il soit puisse fausser discrétionnairement les prix.
(Lire la suite de l'article)

 

 

Sommaire
La thématique du mois 

L'acheteur et l'entreprise face au développement durable

E

Négocier !

La dimension éthique de la concurrence

Communiquer

Le non verbal : focus sur - cohérence et crédibilité

Actu

De nouveaux outils pour venir en aide à l'acheteur

 

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  COMMUNIQUER

LE NON VERBAL Focus sur la cohérence et la crédibilité

C'est un fait, certains acheteurs ont beau affirmer haut et fort, le fournisseur ne les croira pas. Pire, il aura un petit sourire narquois en les écoutant...

Ce n'est pas parce que l'on est le client, que l'on sera cru sur paroles, et que les engagements pris repectés. 

Pourtant, certains d'entre nous bénéficient de cet inestimable qualité : ils sont crus ! Qu'est ce qui fait que leurs interlocuteurs les croient, et pas vous, alors que vous dites la même chose ?

A l'image de la devise de Carlo Ravizza, président du Rotary de 1999 à 2000 : agis avec cohérence, crédibilité et continuité...   (lire la suite de l'article)

 

   

 

 

 

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ACTU


De nouveaux outils pour venir en aide à l'acheteur

Le comparateur, le concentrateur, le décomposeur...

Autant de "petits noms barbares" pour des outils en ligne qui seront progressivement mis à la disposition des abonnés de l'espace Mangouste, et qui permettront à tout acheteur de trouver SA réponse en l'aidant à réduire la part d'incertitude qui pèse toujours dans ses décisions. 

"BAISSE DES PRIX" , avez vous dit ?

Application des négociations "Sarkozy"  

1er septembre, veille de la rentrée, les accords de réduction des prix de vente négociés entre les industriels et la grande le 17 juin dernier, ayant donné lieu à d'âpres discussions ces mois d'été, entrent en vigueur.

Déjà la polémique enfle. Il ne s'agit pas d'une baisse globale et généralisée de 2%, mais d'une réduction nettement plus importante (jusqu'à 40% dit-on. Mais c'est toujours le même produits qui est cité, pour nous les hommes... et ces réductions ne porteraient plus que sur 20% des produits vendus en grande distribution. En effet, les industriels craignent qu'une baisse de 2% généralisée passe inaperçue, mais les associations de défense des consommateurs redoutent quant à elles que les produits bénéficiant de telles baisses jouent le rôle de "produits d'appel", et masqueraient d'éventuelles hausses sur d'autres produits. La DGCCRF veille au grain, d'autant que des questions appellent des réponses : comment, en France, avec l'interdiction de vendre à perte, peut-on pratiquer des prix de vente 40% inférieurs à leur niveau d'hier ?

Par ailleurs, les fabriquants et distributeurs ne vont ils pas profiter de cette occasion pour remettre à plat l'ensemble de leur politique de prix, et reconquérir les parts de marchés grignotées par les produits de marques de distributeurs pour les uns, ou par les discounteurs pour les autres ? 

Peu importe, du moment que cela se traduit par une baisse des prix d'achat... Et c'est là que notre reflexe de bon acheteur intervient : que signifie une baisse significative sur les prix de quelques articles, induisant une baisse moyenne du TARIF de 2%, si le poids de ces articles achetés dans la consommation des ménages est faible ? Serait-ce un leurre.

La vérité est probablement complexe et pas forcément négative. L'Insee nous présentera de manière officielle l'nflation constatée ou non sur cette période, d'ici quelques mois. La polémique aura, d'ici là, eu le temps de désenfler...

 

Articles connexes :

Baisse des prix selon Sarkozy (www.lineaires.com)

Baisse des prix, certains industriels ne jouent pas le jeu (tf1-30/8/04)

Distribution, qui va payer la baisse des prix ? (Figaro Entreprises - 30/8/04)

 

INFLATION DES MATIERES, affirmons nous !

Il est "amusant" de constater, une fois de plus, le décalage dans les messages que reçoit le consommateur lambda, par rapport à ceux de l'acheteur professionnel. 

D'un côté, les média et la grande distribution le matraquent de messages annonçant des baisses, et fustigeant ces industriels qui refusent de les accorder.

De l'autre côté, nous assistons à des hausses sans précédent de la plupart des matières... De quoi alimenter l'action des Deux Ciels ! Les graphiques ci-après se passent de tout commentaires, nous vous laissons les méditer...

Cuivre

Or

Argent

Brent

Aluminium

Gazoil

Propane

Café

Coton

 


 

 

A lire dans notre prochain numéro    
 

L'acheteur public

Notion de mieux disant

Le non verbal : focus sur - la part du jeu et de la simulation

 

 

  AGENDA accéder à l'agenda intégral

le 4 septembre à Haguenau, à l'Hôtel Restaurant Champ'alsace, à côté de l'aérodrome, de 8h à 10h, nous vous accueillerons pour un Petit Déjeuner Discussion autour des thèmes : la situation des matières pour la rentrée, l'acheteur est il impliqué dans la notion de développement durable ?...  Nous vous présenterons en avant première les services de l'espace Mangouste et continuerons bien sûr à traiter toutes vos questions sur les sujets divers des achats. Les échanges se feront aussi entre les participants, ce qui est, finalement, le but de ces rencontres informelles.

16-17, 23-24 sept.  2004 : formation négociation achats à Strasbourg. Il reste quelques places. N'hésitez pas à appeler directement au 06.72.84.24.10 pour avoir le détail des contenus et modalités, et éventuellement vous ajouter au groupe.

Octobre  2004 : formation pratique des achats à Strasbourg. 

 

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