|
si cette page ne devait pas s'afficher correctement, cliquez sur ou faites un copier/coller dans votre navigateur de l'url : http://www.inotti.com/Newsletters/80_cm_Numero13-mars_2005.htm |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]() |
Prochain
rendez-vous des Petits-Déjeuners
d'inotti.co m :
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Numéro 13 - 25 mars 2005 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Consultez le programme de L'univesrité d'été des achats | EDITO
est de faire ce qui est juste...
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Une université d’été des achats, SUP-UEA, se tiendra cette année en Alsace, alliant le cadre agréable d’une région réputée pour ses paysages et sa gastronomie, et l’objectif de se perfectionner dans la pratique des achats. SUP-UEA (Summer University of Purchase – Université d’Eté des Achats) vous propose deux cycles de 3 jours en juillet et repris en août. Ce sera l’occasion de mettre à profit le calme apparent de cette période, et se former efficacement. Voir le programme, en savoir plus et s'inscrire.
|
Un
acheteur qui brave le règlement interne en acceptant en cadeau un voyage
offert par un fournisseur de l'entreprise prend un gros risque. Est-il
courageux ? Est-il plus courageux que l'acheteur qui va défendre, auprès
de sa direction, un fournisseur dont il est convaincu de la fiabilité et
de l'intérêt économique pour sa société, au risque de perdre son
emploi (parce qu'il va à l'encontre de l'avis de son patron)? Dans les deux cas, il risque gros, mais y a-t-il du courage dans les deux cas ? En fait non, et vous le percevez bien. Dans le premier cas, c'est l'appât du gain qui prédomine, tandis que dans le second, c’est plutôt la loyauté (envers son entreprise). Le vrai courage est de faire ce qui est juste. Agir dans sa vie d’acheteur en ayant cette éthique n’est pas chose simple ni dénuée de réels risques. Le thème de ce numéro est consacré à l’éthique. Il en est beaucoup question ces derniers temps, et le mot lui même est utilisé dans de nombreux cas, dans des sens parfois différents. Il m’a semblé utile de lui donner sons sens utile aux achats. Nous nous sommes efforcés de donner la parole à de nombreux contributeurs, ceci afin de ne pas donner un avis unique sur le sujet. D’autant que si vous êtes lecteurs habituels, vous connaissez nos convictions en la matière. Du coup, c’est un numéro riche et dense que ce N°13, alors pas d’affolement, lisez ce qui vous intéresse, et rappelez vous que le reste est disponible dans les archives en ligne. Et s’il ne devait y avoir q’un article à lire, lisez celui de Jean-Jacques Nillès et faites le petit test éthique. Nous avons rencontré Jean-Jacques Nillès dans la pureté blanche d’un sommet alpin, et avons immédiatement apprécié sa démarche et son approche. L’étude de l’éthique l’a conduit (entre-autre) à la fonction achats qui l’a amené à développer une méthode originale. Quant à nous, nous essayons de véhiculer la notion d ‘éthique comme valeur incontournable de l’acheteur. Nous avons trouvé qu’il y avait là des convergences…Bonne lecture
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Pour
les abonnés de l'espace Mangouste
Le magazine bimestriel du management de la compétitivité. Numéro 2 à paraître le 1er avril (non non, ce n'est pas un poisson !) Abonnez vous pour 5 euros par mois.
Nos services aux entreprises :
|
LA
THEMATIQUE DU MOIS
L'éthique
aux achats, comment la concilier avec les impératifs de tous les jours. L'acheteur est par nature confronté à de nombreuses situations ou cas de figure où l'éthique est fortement impliquée dans ses décisions. Le dossier présenté ce mois dans 80 centimètres est dense, car le sujet est important. Nous souhaitons lui donner tous les éclairages possibles, mais surtout rester pragmatiques. Nous avons confié aux étudiants de première année de l'EIA (Ecole Internationale des Achats) à l'Université de Haute Alsace, la tâche de présenter les aspects plus généraux de l'éthique aux achats. Vous en trouverez les textes sous les liens suivants.
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Codes éthiques décodés, et toc !
Les entreprises mettent en place, de plus en plus, des règlements définissant les comportements à adopter face à des situations "à risque" mettant en cause leurs employés. Plus ou moins détaillés et contraignants, ces règlements prennent la forme de manuels, ou codes (de bonne conduite ou éthiques). Ces codes doivent apporter des réponses claires et aussi précises que possible aux problèmes suivants :
Souvent vécus comme des contraintes imposées par l'entreprise, ils sont la plupart du temps subis et donc rejetés. (lire la suite de l'article)
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Contactez-nous | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Si vous avez des commentaires, des questions ou des suggestions concernant cette lettre d'information ou les autres publications n'hésitez pas à nous envoyer un courrier électronique. |
L'éthique est elle forcément morale ?
L’Homme a tenté de différencier depuis des millénaires les notions de « bien » et de « mal », opposés divergents dans la culture occidentale, ou de « positif » et de « négatif », complémentaires et convergents dans la culture orientale (yin et yang). Il a traduit cette notion de bien dans ce qui lui apparaît « moral ». Si la notion de bien ou mal peut avoir une dimension universelle, ce qui constitue précisément les actes ou les valeurs qui sont considérés comme bons ou mauvais sont plutôt spécifiques aux groupes (ethniques, culturels ou religieux). Sans vouloir entrer dans les détails, on peut dire que la « morale » est l’ensemble des règles d’action et des valeurs qui fonctionnent comme normes dans une société. L’éthique est l’ensemble des règles de conduites d’un individu. Cet individu faisant partie d’une société, son éthique est par conséquent intimement influencée par les règles morales de cette dernière. Néanmoins il s’y rajoutent l’appréciation propre de l’individu. Avoir une éthique c’est donc avoir des règles de conduites, et s’y tenir. Prenons un exemple : un conducteur automobile. La morale de la société « réseau routier » est constituée par le code de la route. La règle de conduite qu’il s’impose est de respecter le code et plus particulièrement, la limitation de vitesse. Son éthique est donc de ne pas dépasser la vitesse limite. Seulement voilà, un matin, il se lève en retard, un rendez vous très important à ne pas manquer, et il se met à faire du 160 km/h sur autoroute…Il se fait prendre en photo par un radar, et peste contre la maréchaussée… Il a une éthique faible… pourrait-on dire même qu’il n’a pas d’éthique ? Un autre conducteur n’a quant à lui aucun respect du code de la route, avec comme seul précepte : pas vu, pas pris. Il roule en excès de vitesse en permanence, et déjoue les radars autant que faire se peut. Quand il se fait prendre, il ne conteste pas (sauf si des arguments techniques peuvent être avancés pour contester la position du radar) et assume, partant du principe qu’il connaît le code qu’il transgresse et les sanctions qu’il risque. Finalement il a une éthique très forte ! Pour autant, ce qu’il fait n’est pas moral, au vu du code de la route… Finalement avoir une éthique c’est avoir des règles de conduites, et s’y tenir. Les aspects moraux ne sont après qu’une question de point de vue… Emilio Cominotti 2005
COMPORTEMENTS Quelques questions d'éthique
nUnDe
nombreuses personnes se sont penchées sur la question de la frontière de
l'éthique dans les action professionnelles. Pour y arriver, la principale
difficulté étant le caractère très subjectif du sujet, un certain nombre
de méthodes ont été élaborées, toutes plus ou moins basées sur le
questionnement du sujet principal de l'action.
En voici quelques une des plus représentatives :
Eval'éthique selon Jean-Jacques NILLES
L’éthique dans les achats. Une application de la méthode des scénarios. Les
caractéristiques et l’évolution de la fonction achat accentuent le
besoin d’une réflexion sur l’éthique des acheteurs. Cette réflexion
doit permettre de clarifier les concepts et de développer une méthode
pour intégrer l’expérience des acheteurs et la théorie éthique. Pour
ce faire l’approche qui est préconisée se fonde sur la théorie des
vertus, compétée par une analyse de type déontologique, dans un sens élargi.
Ce modèle est présenté au travers d’exemples de vertus et de
comportements typiques. Le
besoin d’éthique et les vertus de l’acheteur La
fonction Achat est fortement exposée aux problèmes éthiques. Cela tient
d’une part, comme pour d’autres fonctions liées au marketing,
notamment la vente, à sa « visibilité ». Les activités du
marketing qui sont les plus visibles, en tant qu’interfaces avec
l’environnement de l’entreprise, sont en effet aussi les plus
sensibles aux problèmes éthiques (Lévy et Dubinski, 1983). La nature même des activités de vente et d’achat ainsi que
le fait qu’elles reposent sur des interactions fréquentes en font une
source potentielle importante de situations problématiques (« ethically
troublesome situations », Dubinski et Gwin, 1981). Mais les achats
ont des caractéristiques spécifiques qui expliquent la sensibilité
particulière de la position de l’acheteur à l’éthique. Cela peut
conduire à réviser le jugement selon lequel l’exposition de la vente
aux questions d’éthique est supérieure à celle des autres fonctions
du marketing (Dubinski et alii, 1992). 1.
Le besoin d’éthique dans les achats Les achats représentent un enjeu économique très important pour les entreprises et une source de rentabilité qui a longtemps été négligée, mais sur laquelle l’attention du management des entreprises se porte de plus en plus (Chonko, 1982). Elle est aujourd’hui envisagée comme une fonction stratégique et les relations avec les fournisseurs sont considérées à l’égal de celles avec les clients (Sriram et Mummalaneni, 1990). Cette évolution a permis une professionnalisation et une réévaluation générale de la fonction, mais elle se traduit également par une pression accrue sur les acheteurs afin qu’ils atteignent les objectifs de qualité et de rentabilité fixés par l’organisation (Chonko, 1982). De la même manière que les entreprises ont progressivement placé le client au cœur de leurs préoccupations et fait évoluer leur conception de la vente (Nillès, 2001), elles ont fait évoluer la fonction achat et leur conception des relations avec les fournisseurs, passant d’un modèle conflictuel à un modèle partenarial (Sriram et Mummalaneni, 1990). Les acheteurs sont chargés de favoriser la fidélisation des fournisseurs et de respecter un certain nombre de principes éthiques dans leurs relations avec eux (cf. par exemple les principes de la NAPM). Mais d’un autre côté, la concurrence renforcée entre les entreprises et la pression accrue liée aux objectifs de performance est source de difficultés éthiques (Cooper, Frank et Kemp, 1990). Forker et Janson (1990) soulignent ainsi au terme de leur enquête que « les problèmes d’éthique ont dramatiquement augmenté aussi bien pour les acheteurs que pour les managers en général » (p. 11). Méthode de mise en place d'un code éthique aux achats.
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Sommaire | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| La
thématique du mois
L'éthique aux achats, comment la concilier avec les impératifs de tous les jours. Codes éthiques décodés, et toc ! L'éthique est elle forcément morale ? Quelques questions d'éthique. Les entreprises ont une éthique (sic) et le font savoir. Les cours des matières une fois de plus dans l'actu... Le président de boeing a sauté pour des questions d'éthique.
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Message perso | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Vous
trouverez ici, dans la version mail de la lettre, un message qui vous est
adressé (le cas échéant) personnel- lement.
|
COMMUNIQUER
Les entreprises ont une éthique (sic) et le font savoir. Les entreprises veulent cultiver leur image, et comme l'éthique devient un critère d'évaluation de plus en plus étudié, notamment après de récents scandales économico-financiers, elle s'appliquent à mettre en place des règlements et codes de bonne conduite. Ceci n'a rien de gratuit, il suffira de lire les deux articles, anciens par leur dates de parutions, mais tellement actuels dans leurs contenus ! L'éthique
a une valeur économique Investir dans l'éthique est devenu une priorité. Dans le contexte général d'affaiblissement du sens moral et de développement des « affaires », il est urgent pour l'entreprise de prendre des dispositions visant à reconstituer son patrimoine éthique. Si les entreprises ont, depuis une quinzaine d'années, renforcé leurs capitaux propres, elles n'ont pas suffisamment renforcé leur « capital éthique ». Or l'éthique a une valeur économique. « L'éthique est aussi indispensable à la production des richesses que le droit, l'organisation, le management, la science et la technologie. Elle constitue un facteur de production », écrit ainsi Jacques Bichot, professeur d'université, membre du Conseil économique et social. (lire la suite de l'article) «
Une entreprise sans vision sociale ne peut donner de sens à son action » Mais la sensibilité éthique progresse. Quand une entreprise décide d’engager une action, elle le fait généralement de deux manières, soit par du mécénat, soit en mobilisant les employés dans un projet commun de bénévolat visant à donner un sentiment de fierté aux salariés. Cela remet rarement en cause la manière de travailler dans son métier. Mais cela a un intérêt pragmatique. En effet, en acceptant de s’ouvrir, les entreprises sont incitées à rencontrer des collectivités, des associations. En retour, elles sont questionnées sur leurs pratiques et sur la cohérence de leur action par rapport à leur comportement. Celles qui recueillent les fruits de leur engagement sont surtout celles qui intègrent la démarche citoyenne au coeur de leur stratégie de développement. Par opposition au mécénat qui se pratique en marge de l’entreprise et souvent en dehors des salariés. Le problème des entreprises, ce n’est pas qu’elles portent la citoyenneté dans leurs statuts mais qu’elles la fassent évoluer dans les pratiques, les produits, le management. La mise en avant de l’éthique n’est-elle pas aussi un moyen de faire oublier des pratiques parfois critiquables ? (lire la suite de l'article)
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Inscrivez-vous | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Vous n'êtes pas encore inscrit, et vous souhaitez être sûr de recevoir nos
parutions gratuites : inscrivez
vous ici. C'est simple et sans engagement.
Si cette Lettre vous a plu, n'hésitez pas à la recommander à des collègues ou des collaborateurs. A tout moment vous pouvez interrompre les envois en cliquant sur le lien de désinscription.
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| A lire dans notre prochain numéro | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Enchères inversées, places de marchés, e-procurement... l'e-achat est-il prèt pour tout faire et bien ?
|
AGENDA accéder
à l'agenda intégral
le avril 2005 à Haguenau, formation La gestion du temps aux achats et aux appro. les 25-28 avril et 2-9-12 mai 2005, à Mulhouse, formation Pratique de l'Achat. les 13-14 juin 2005, à Mulhouse, formation NEGOCIER LES ACHATS. les 2-9-12 mai 2005, à Mulhouse, formation Pratique de l'approvisionnement
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Remarques, commentaires, informations... N'hésitez pas à nous contacter :
redaction@inotti.com
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Cette lettre, et le concept de gestion de communication personnalisée, ont été développés par MyNewsletterEditor.com ©. Le contenu est la propriété d'inotti.com ©, qui se réserve tous les droits de diffusion et d'exploitation.
Copyright © 2004 Emilio Cominotti. Tous droits réservés.
|